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Basel Head 2025

par: Vincent Thiberville, (commentaires : 0)

Heptapétosaure en course à Bâle.

Heptapétosaure en course à Bâle.

Samedi 15 novembre, nous étions au départ de la Mirabaud BaselHead à Bâle, grand rendez-vous d’automne en 8. Engagé en catégorie Masters Men, faute de catégorie mixte, notre 8 RGM Aviron Romand / CNF/ Belvoir était composé de Guy, Andy, Vincent, Maurice, Antoine, Michel, Isabel et Géraldine, barrés par Kim.

Les conditions étaient étonnamment douces pour la saison, autour de 15°C, et nous avons échappé à la pluie jusqu’au départ de Bâle. Malgré une zone d’attente impressionnante, blanche et jaune de huit barrés, tout s’est déroulé sans heurts grâce au calme de Kim, à ses trajectoires propres et à ses consignes claires.

Au départ, le bateau se met rapidement en place et Guy imprime à la nage une cadence très stable à 30 que l’équipage tiendra tout au long de la course. Le bateau reste long et régulier, ce qui donne d’excellentes sensations à bord.

Sur l’allée jusqu’au grand virage, nous réussissons un dépassement propre sur Nordiska. Le demi-tour est négocié de manière optimale par Kim, avec une trajectoire serrée qui permet de conserver la vitesse et de bien se placer pour le retour, rendu très rapide par le fort courant.

Plus que le classement, c’est cette expérience collective en 8 qui marquera cette édition de la BaselHead. Un grand merci à Guy pour le transport et la logistique, à Kim pour la barre exemplaire, à Andy pour l’organisation du 8 semaine après semaine et à tout l’équipage pour l’engagement. Rendez-vous l’année prochaine,  et avis aux membres du club tentés par l’aventure en 8 sur le Rhin: rejoignez-nous pour la prochaine édition !

Quelques photos.

Replay avant, pendant et après le virage. Crédit image : Swissrowing et Thomas H.

Léman sur Mer 2025

par: Guy de Morsier, (commentaires : 0)

Des vagues et du vent

Léman sur Mer samedi 4 octobre 2025

C’est pendant les Mondiaux de Banyoles que je remarque que le délai d’inscription pour les courses du Léman sur Mer à Lausanne approche. Des quatre rameurs présents, aucun n’a déjà participé et rapidement Michel et moi décidons de faire équipage. Dans cette course, les bateaux de style « coastal » sont mis à disposition. Les courses ont lieu à Vidy, devant les clubs de Rowing et du Lausanne-Sports, sur un parcours de 6 km.

Toutes les courses se font en skiff, double ou quatre (barré), femmes, hommes et mixtes. Il y a même des courses pour ceux qui n’ont pas de licence de compétition. Le samedi 4 octobre, le vent est au rendez-vous. Le matin, il y avait environ 2 Beaufort, mais l’après-midi, le vent et les vagues sont montés à 4 et plus. Donc, pas de possibilité de s’entraîner le matin avant les courses. Notre parcours a même été réduit à la moitié, car les vagues atteignaient déjà une hauteur suffisante pour faire chavirer certains bateaux qui, par construction, sont plutôt stables. Mais le jury et les sauveteurs sont vigilants et il n’y a pas de problème. Certains remontent à bord et gagne la course!

Les départs sont donnés à terre par trois grosses boules montées sur un cadre vertical qui indiquent 3, 2 et 1 minute avant le départ. C’est donc un départ lancé et il faut estimer combien de secondes sont nécessaires pour parcourir la distance qui sépare la position d’attente à l’arrêt jusqu’à la ligne de départ pour éviter une pénalité. Chose difficile quand les vagues sont irrégulières. Heureusement, la ligne est assez longue pour que les bateaux se dispersent un peu, mais la ligne est tout de même difficile à imaginer. Notre catégorie des 2x est mélangée aux 4x, qui vont évidemment beaucoup plus vite. Mais l’avantage, c’est que les gros bateaux barrés indiquent bien la direction à prendre. Les virages de 180 degrés ne sont pas faciles à prendre de manière efficace, mais Michel et moi nous débrouillons très bien. Après 15 minutes et demi, nous arrivons quatrièmes, mais déçus de nous être fait dépasser pour une raison technique. En effet, à bord, nos cale-pieds ont eu la fâcheuse tendance à se desserrer et nos pieds, très mouillés, glissaient un peu trop, rendant une pause nécessaire pour les fixer.

Après un exercice de changement d’une immense remorque à bateaux, c’est déjà le moment de la remise des prix et d’une collation bien méritée. Merci aux organisateurs qui ont fait un excellent travail pour accueillir 194 rameuses et rameurs de 21 clubs en provenance de cinq pays.

C’était une expérience que je peux recommander aux rameurs qui aiment le Léman, les vagues et le vent.

Le site de la régate avec de joyeuses vidéos et photos.

Quelques photos.

Tour du Léman 2025

par: Eric Babusiaux, (commentaires : 0)

La plus longue régate d'aviron au monde en bassin fermé.

Tour du léman à l'aviron le samedi 27 septembre

C’est reparti pour un tour!

Oui, mais pas n’importe quel tour… Le Tour du Léman à l’Aviron, s’il-vous-plaît !

Une course longue et éprouvante, à laquelle des membres de l’ARZ participent depuis plusieurs années. C’est une course qui se fait en 4x+, donc à 5 rameurs par bateau et cette année nous étions 6 : un équipage remodelé sur Bitter Léman et un électron libre, notre président, qui a fait la compétition avec une communauté de rame composée de Lausanne Sports, l’ARZ et un club de Cologne. Guy a eu l’honneur de ramer avec le plus vieux participant à cette compétition, qui a 77 ans ! Bravo.

L’équipage de Bitter Léman était composé de Maurice, qui participe pour la première fois, Cédric (seconde participation), Claudio (troisième participation), Eric (quatrième participation) et Michel, notre rameur le plus expérimenté qui participait pour la cinquième fois.

La météo et souvent le vent du Nord peuvent rendre la navigation sur le Léman délicate : en 2023 et 2024, le Tour a été raccourci pour éviter la côte Sud, trop exposée au vent et aux vagues. Dans ces circonstances, les bateaux font demi-tour à Rivaz, ce qui raccourci le Tour de 160 à 140km. Cette année, la direction de la course a décidé de ne pas raccourcir le trajet. Cette décision a fait le grand bonheur de Claudio, qui participait pour la troisième fois sans avoir pu jamais faire la totalité du Tour.

Nous voici donc partis de Genève à 8h du matin. Merci aux membres qui sont venus nous encourager, votre passage nous a porté pendant ne nombreux kilomètres ! Assez rapidement, la colonne des bateaux s’étire et on perd les concurrents de vue. La course se déroule toute la journée sur un lac magnifique. Peu de vagues, des paysages splendides et variés, un équipage qui travaille bien ensemble et arrive à remonter 2 places entre Nyon et le Bouveret. Au passage de la bouée de Sciez, la dernière de la course, nous sommes en sixième position, à 5 minutes du cinquième et 10 minutes après le bateau de Guy, qui est en quatrième position (sur 15 participants). Mais peu avant la tombée de la nuit, le vent se lève et réveille les premières vagues. Pour sortir de la baie de Sciez, nous avons le vent de face et les vagues sont de plus en plus fortes. Il faut mettre la pompe en route, écoper mais tous nos efforts seront vains. Bitter Léman se remplit d’eau et nous devons rejoindre le port le plus proche, à Yvoire. Nous y retrouvons le bateau de Guy et seront bientôt rejoints par un troisième bateau.

Drôle de fin de course, après plus de 12 heures de combat, de se retrouver trempés, bloqués dans un port inconnu. Seuls 5 bateaux ont réussi à passer avant la tempête et sont arrivés à Genève. Tous les autres ont rejoint un port entre Evian et Yvoire. Heureusement, un restaurant encore ouvert nous a accueilli pour nous réchauffer et prendre un thé avant l’arrivée des bus envoyés par les organisateurs.

Voici donc une troisième édition consécutive du Tour du Léman qui se finit sans avoir pu parcourir le tour complet. Un peu frustrant ? Oui mais ce n’est pas grave. Les 120 premiers kilomètres n’étaient que du bonheur (et un peu d’effort). L’expérience de sentir notre bateau se remplir d’eau sur un lac méconnu, de nuit, dans les vagues et les hurlements de la tempête laissera de forts souvenirs !

Quelques photos.

Bilac 2025

par: Lino Mercolli, (commentaires : 0)

Bilac sur l'itinéraire original de Neuchâtel à Bienne.

Bilac le samedi 20 septembre

C’est parti pour la Bilac 2025! Cette année la course se déroule sur le parcours lacustre et les conditions s’annoncent parfaites.

Pourtant, nous partons qu’avec deux bateaux du côté de l’ARZ. Guy et Michel, barré par Laurence, constituent une équipe chevronnée qui se prépare pour le tour du Léman. Les 30 km attendus sont une balade de santé comparée aux 160 km du Léman. Se joint à la dernière minute une équipe plus novice composée de Lancelot et moi-même; j’ai manqué la Vogalonga cette année, j’espère revivre quelques émotions similaires lors de la Bilac, la version helvétique!

Quelques soucis avec la remorque, le matin, une vis de planchette égarée une fois arrivés à Neuchâtel mais au final, la mise l’eau se passe sans encombre dans une ambiance joyeuse.

Sur l’eau avec Gigolo accessoirisé d’un SpeedCoach (plus pour le style que la performance), nous partons d’un bon rythme en direction de Bienne.
Notre trio se positionne bien sur la ligne de départ avec Rose des Vents. Nous sommes plus en arrière, Lancelot à la nage, moi à la barre. Je regrette de ne pas m’être échauffé la nuque, il y a du trafic.
10km: Nous sommes dans le canal de la Thielle, tout se passe bien, nos maintenons un rythme de 20. Moins de manœuvres nécessaires, les rangs se sont un peu desserrés.
20km: On a un coup de mou… Je sens mes fesses, mes coups sont moins propres… Aïe, aïe, aïe.
25km: Les belles eaux calmes de Neuchâtel et du canal ont laissé place aux vagues. Bizarrement ça me motive à pousser plus fort. Regard au loin: pas encore de ligne d’arrivée en vue…
Je me demande si tout est déjà fini, les organisateurs ont déjà tout rangé?! Une pensée qui alimente notre sprint final! Ah non, ouf! La ligne d’arrivée est là, 2h57… Bon, l’année prochaine, on fera mieux!

L’accueil à Bienne est fort agréable, nous retrouvons nos compatriotes, arrivés 25 minutes plus tôt. Repos bien mérité, je me réjouis pour l’année prochaine; mais seulement avec le culito deluxe confectionné maison.

Un grand merci à Guy et Michel pour l'organisation et le transport, ainsi qu'à Laurence pour l'aide et les encouragements!

Voici encore quelques impressions.

World Rowing Masters Regatta 2025

par: Guy de Morsier, (commentaires : 0)

Challenge des mondiaux

Challenge des mondiaux à Banyoles

Après ma découverte des Mondiaux à Brandenburg de 2024 avec Michel Joye, j’ai voulu relever le défi cette année. Ainsi, Michel, Gianni Catanzano du Lausanne-Sports Aviron, Philippe Schucany de la Société Nautique de Neuchâtel et moi avons formé le projet de participer à nouveau aux Mondiaux d’aviron masters sous l’égide de l’ARA (Association Romande des Sociétés d’Aviron). Depuis le mois de mars, nous nous sommes retrouvés à Lausanne pour nous entraîner au moins une fois par mois. Pour trois d’entre nous, le Master Camp de Varese avec Row&Row fin mai début juin a été très utile pour s’habituer à ramer droit dans les lignes de course en pair-oar (2-).

Les World Rowing Masters Regatta se sont déroulées à Banyoles en Catalogne du mercredi 10 au dimanche 14 septembre, sur le site des joutes olympiques de Barcelone en 1992. C’était le deuxième plus grand rassemblement de masters depuis 1973, avec 50 nations représentées par 745 clubs, 5 428 entrées et plus de 3 500 athlètes âgés de 27 à 96 ans. Grâce au minibus du LSA, nous avons pu faire le voyage ensemble le mardi et ainsi bénéficier d’un véhicule sur place, car notre logement était à 5 km en campagne. Ce lieu était très bien choisi parce qu’il était très silencieux, assez spacieux, avec deux salles de bain et de la place sur la terrasse pour faire notre gymnastique matinale.

Tous nos bateaux ont été loués chez Falcon. Les quatre personnes présentes de la petite entreprise familiale nous ont rendu l’organisation très agréable et efficace, car nous n’avons pas eu à nous occuper de la désinfection de tout le matériel. Avant chaque course, chaque bateau est contrôlé. Mercredi matin, avant la première course de l’après-midi, nous avons même pu faire une sortie d’entraînement en 4- qui nous a permis de nous familiariser avec les lieux et le matériel.

Mes huit courses se sont concentrées sur la catégorie des masters G (65-70 ans), mais trois ont pu être organisées avec le San Diego Rowing Club (SDRC) en masters F pour le 4x et le 4+ (60-65 ans) et E pour le 8+ (55-60). Ces dernières courses se sont déroulées en anglais avec notre excellente coxswain, Julie (SDRC). Elle exerce ce métier d’une façon presque professionnelle et elle nous a poussés jusqu’au bout, nous permettant ainsi d’obtenir une 2ème place en quatre de pointe barré. Cette dernière spécialité ne se pratique que rarement, mais elle est à recommander pour les équipages qui ont du mal à aller droit, comme nous ;-)

Nous avons eu de la chance avec la météo ; samedi, il y a eu un peu de pluie et des changements de programme, mais toutes les épreuves ont eu lieu. Dimanche, c’est le jour des mixes. À partir d’un 4- féminin et de celui du quatre barré, nous avons réussi à placer notre 8+ à la 4ème place devant les Italiens. Cela a ravi Gianni et prouvé qu’un huit peut très bien fonctionner même si les athlètes n’avaient jamais concouru ensemble auparavant.

Après une remise en état (snack, vélo ou ergo), nous reprenons le bus et la route pour la Suisse. Avec seulement un bouchon et quelques changements de conducteurs, nous arrivons à Renens avec assez d’avance pour que je puisse prendre un train jusqu’à Meilen.

En résumé : l’organisation était très bonne et les expériences vécues nombreuses. Un bon point de départ pour se retrouver l’année prochaine aux Mondiaux de Bled en Slovénie.

Quelques photos.