Tour du Léman

par Andy Lehmann (commentaires : 0)

Aviron Romand au Tour du Léman

Nous avons encore relevé le défi du Tour du Léman. Cela fut la troixième fois pour Michel et Guy, la deuxième pour Eric et moi et la première pour Claudio, qui par contre avait accumulé un grand nombre de kilomètres et d'expérience lors de sa traversée de l'Atlantique à l'aviron.

 
Nous étions prêts pour un tour. On s'était préparés physiquement et mentalement avec plusieurs sorties de 30, 60 et 90 km depuis janvier, entre autre une Bilac le week-end avant. Le bateau avait été équipé d'auto-videurs et on avait décidé de garder l'équipement du bateau à un minum: sièges en mousse, brise-lames plus grand, un système circulaire de barre pour barrer à une seule main, un dispositif pour tenir le mât imposé par les organisateurs de la course, 1 pompe à main et quelques écopes. Pas de pompe électrique, pas de jupes, moins de nourriture.
 
Mais nous n'avions aucune influence sur la météo. Il y avait un risque de Joran vers le soir avec la possibilité qu'il soit remplacé par un épisode de bise, ce qui aurait rendu le retour le long de la côte Française très difficile et dangereux, voir impossible. Jusqu'au départ le samedi matin 8h00, après un entretien pour le Léman Bleu, nous ne savions toujours pas si la course se faisait en entier, c'est à dire 160km autour du lac ou en version raccourcie de 140km, avec demi-tour à Rivaz.
 
On s'était bien placé sur la ligne de départ. La météo était clémente, le lac calme et nous étions chaud pour partir. Le tirage au sort m'avait assigné à la barre et grâce à un effort de toute l'équipe, nous avions passé la première bouée de dégagement - Hôtel Président - sans problèmes et en bonne position. On se fait vite rattraper. On s'en doutait, mais la course était longue. La pluspart de la course se passe sans contre-temps. Le bateau se porte bien et nous sommes contents des choix que nous avons fait. On surfe des vagues, la plus grande nous rempli le bateau par contre. Temps de tester les auto-videurs et la pompe. Contrairement à l'année passée, la pompe à main marche à merveille et les auto-videurs, même que moins éfficaces, travaillent bien. Les dernières gouttes, nous les enlevons à l'éponge. Malgré le vent portant, l'effort nous semble plus grand que l'année dernière. Peut être parce que nous avions le but d'être plus rapides, peut être parce que les tours étaient plus longs (40 minutes à la place de 30), peut être parce que les changements étaient plus rapides et on avait pas beaucoup de repos. Ou tout simplement, nous étions encore fatigués d'une mauvaise nuit passée dans un abri plus petit, plus entassé et bien plus empesté que les autres années. Mais tout se passe bien. Arrivés à la hauteur de Lavaux, nous entendons des voix d'un autre bateau... c'est les Allemands de R.O.W. qui revenaient en sens inverse: on allait faire demi-tour à Rivaz. 15 minutes plus tard c'est nos amis de Küsnacht qui passent. Nous, on est presque une heure derrière les premiers. C'est pas facile à digérer, mais finalement, ce qui compte est de terminer; et nous n'étions qu'à la moitié de la course!
 
Le retour était un mélange de vent de face, pluie, un arc-en-ciel d'une beautée incroyable, d'un lac super plat, de "Ratatouille!!" crié depuis la côte de Rolle, d'un soleil couchant et de quelques bouées qui se trouvaient sur notre route :-) Mais on avait la pêche. Ca ramait bien, nous avions une belle cadence de 25 et un split qui tournait autour des 2:30 - 2:40. On avait remonté deux places et cela nous donnait encore plus de vigueur. Arrivés à Genève, nous cherchons la bouée Hôtel Président en vain. On a trouvé des autres bouées à la place. Finalement, nous décidons de laisser tomber et filons directement vers la ligne d'arrivée, sachant que nos concurrents n'étaient qu'à 500m derrière nous. On arrive près de la jetée de la SNG et on commence à entendre des cris d'encouragement et finalement le "Puet!" libératoire. Tout le monde arrête de ramer. Je me tourne (j'étais en 1 à ce moment) et je me rends compte que nous avons probablement pas franchis la ligne. Une lumière éblouissante depuis la jetée m'empêche de bien voir mais j'incite les autres à continuer, juste pour être sûr. Et c'est là que nous entendons en deuxième "Puet!", le signal clair que la concurrence nous avait dépassés sur le dernier kilomètre, des 139 derrière nous. Dommage pour la place, mais nous sommes tellements soulagés d'avoir terminé la course et nous étions contents de notre résultat.
 
On savait qu'on allait probablement pas avoir le premier prix (gagné par la même équipe allemande de R.O.W. pour la troisième fois de suite), ni celui de l'équipe de novices la plus rapide (emporté par nos amis de Küsnacht, avec des rameurs du cadre national Suisse contre lesquels nous n'avions aucune chance). Notre adversaire était notre résultat du TdL 2022... on voulait tout simplement faire mieux. Difficile à dire, puisque ce n'était pas la même distance (désolé Claudio, tu vas devoir refaire pour pouvoir dire d'avoir fait le tour du Léman). Mais somme toute, c'était encore une fois une magnifique expérience qui soude ensemble une équipe. Merci aux copains! Et merci à tous ceux qui sont venus nous soutenir: Marie-Pauline avec sa maman, Claudia, Naoko et Louis!

Reportage sur la 51ème édition du Tour du Léman avec l'équipage de l'Aviron Romand Zurich sur Bitter Léman.

Vidéo 1

Vidéo 2

Vidéo 3

Des photos sont ici dans la section interne du site.

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