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De Ellikon à Eglisau sous la neige

par: Fabien Mandrillon, (commentaires : 0)

La régate de 8 la plus dure de la saison n'a pas failli à sa réputation.

Samedi 10 décembre, un dernier obstacle se dressait entre Marina, Andy, Eric, Michel, Thomas, David, Eike, Guy et Fabien et les excès de fin d'année : La Langstrecke d’Eglisau. La régate de 8 la plus dure de la saison n'a pas failli à sa réputation et s'est courue sur le parcours entier, heureusement sans le vent ni les vagues qui avaient calmé nos ardeurs en 2018.

Heptapetosaure sur le rhin (part 2)

Cette véritable baston contre les éléments, les adversaires et surtout nous-mêmes a commencé avec les traditionnels cauchemars logistiques puis le fameux barbotage dans l’eau glacée d’Ellikon pour embarquer, sous l’œil amusé (sadique ?) d’un organisateur peaufinant son physique de père noël.

Malgré les nombreuses tentatives des autres bateaux et des hauts fonds pour mettre KO Heptapétosaure avant le premier round, nous sommes parvenus à franchir la ligne de départ en un seul morceau. Fabien s’est dit que le plus dur était fait et en a oublié de libérer les animaux sauvages de l’attelage de Marina, pressés d’en découdre.

Le parcours sous la neige était splendide mais pas le temps d’admirer, très vite nous nous retrouvions au fond de la « cave de la douleur », face à nos démons, tous nos muscles durs comme du bois et les poumons en feu en se disant qu’il ne restait que 11 petits kilomètres. Nous avons eu le temps de penser au manque d’entrainement, à la technique défaillante, en essayant de s’inspirer des hors-bords féminins qui nous doublaient en volant sur l’eau.

Heureusement Marina était là pour nous encourager et nous améliorer. Elle nous a même involontairement épargné un long enlevage final ! Nous terminions ce rude combat de Rhin entiers, 23eme / 30 partants ; 5eme sur 7 Masters Men en 40’16’’ à 6’53’’ des premiers (1’50’’ split moyen). 

Bravo et MERCI à tous ceux sur terre et sur l’eau qui ont fait avancer Heptapétosaure cette année. Maintenant, à table ! Ratatouille !

Voici quelques impressions.

Notre nouveau 8 à la Basel Head 2022

par: Fabien Mandrillon, (commentaires : 0)

Joli course sur le Rhin à Bâle sur notre nouveau huit «Héptapetosaure IV»

Heptapetosaure sur le rhin (part 1)

Nicolas, Andy, Eric, Eike, Michel, Guy, Pierre-Emmanuel, Claudio et Fabien ont représenté le club sur la 12ème Baselhead, bien décidés à voir ce que le jeune et fougueux Heptapétosaure IV avait dans le ventre.

La saison de 8 avait été particulièrement décousue, lancée tardivement du fait d'intérêts focalisés sur d'autres régates et de l'attente du nouveau bateau, mais tout s'était concrétisé les deux derniers mois et ils sentaient qu'il pouvait se passer un truc.

Le jour J, les conditions étaient parfaites pour les 100 bateaux, pas trop froides et sans vent. Le tour de reconnaissance achevé en musique, le lunch avalé, ils étaient prêts et ne voulaient surtout avoir aucun regret sur la ligne d'arrivée. 

Dès le départ, ils savent que ça se joue à la montée et restent autour de 30 coups par minute, le barreur ne parvenant pas à faire baisser la cadence des enragés. Ils doublent un bateau et le barreur réalise un excellent demi-tour sans perdre trop de vitesse.

À la descente, la douleur et la fatigue atteignent des niveaux dangereusement élevés mais sont mises en sourdine, tout le monde se convainquant que grâce au courant fort cette année le repos est proche. Surtout rester long et puissant et ne pas faire de fausse pelle. Ils enlèvent très tard mais passent la ligne absolument vidés, persuadés qu'ils n'auraient guère pu mieux faire ce jour, n'ayant pas commis d'erreurs ni subi de faits de course.

Les résultats le confirment : les 6.4km sont avalés en 23:37.23 à 1'37" du meilleur Master Men, ce qui les classe 6ème sur 13 avec la meilleure amélioration de la catégorie par rapport à 2021. Après une 17ème place en 2019 et une 13ème en 2021, la tendance est prometteuse. Cerise sur le gâteau, la petite mission puérile de finalement battre Uster a été remplie, après des échecs tout l'été. 

Ce beau résultat est dédié à tous les généreux donateurs qui ont permis l'achat d'Hepta IV, une vraie bête de course qui donne entière satisfaction. MERCI !

Un grand merci également à notre barreur qui a conduit la régate de main de maître, aux membres qui ont ramé pendant les entrainements, à nos supporters, et à tous ceux qui font avancer Hepta sur terre et sur l'eau toute l'année. Ratatouille !

Voici quelques impressions.

Tour du Léman en Aviron 2022

par: Andy Lehmann, (commentaires : 0)

Oops!... We Did It Again. L'ARZ à la 50ème édition du Tour du Léman en Aviron.

C’est la deuxième année de suite que le ARZ peut mettre un bateau sur la ligne de départ du Tour du Léman en Aviron.

L'équipe

L'équipe 2022 pour les compétitions longues distances

Michel (Abraracourcix), qui était un peu la tête derrière cette idée et motivateur (il nous a menacés avec sa mauvaise humeur au cas où on n’arriverait pas au-dessous des 16 heures) et sans lequel probablement il n’y aurait pas eu d’équipe.

Guy (Panoramix), notre météorologue personnel, loué même par Stéphane Trachsel et Philippe Jeanneret pour son modèle de prévision météo COSMO, qui s’est révélé être le bon, ainsi que guide local sans lequel on aurait fini dans les choux (le Navionics de Andy nous avait abandonnés au bout 4 heures).

Fabien (Assurancetourix), notre DJ qu’on a quelquefois envie de ligoter à un arbre, mais toujours bon pour une surprise et nous a fourni des moments de bonheur et de bonne ambiance dans le bateau.

Eric (Asterix), notre héros qui, nous annonçant des problèmes au poignet, nous demande la permission de sauter les prochains tours à la barre (?!?). On n’a pas su lui refuser et finalement il a fait > 5 heures de suite à la rame avant de nous barrer sain et sauf vers la ligne d’arrivée.

Andy (Cetautomatix), le bricoleur. On lui doit la majorité des arrangements, avec le support de Fabien et Guy, qui ont fait que le bateau aurait dû remporter la palme de l’élégance en comparaison des concurrents qui ne pratiquaient qu’une politique stricte du tape pour leur préparation. Il sait aussi très bien s’énerver, et pas uniquement lorsque le poisson n’est pas frais ou dans son cas, quand on met de la crème dans une carbonara (n.d.r. bio rédigée par le reste de l’équipe)

Ne pas oublier notre support à terre, Marina (Bonémine), qui nous a aidés pour la préparation du bateau, le transport, qui a fait de taxi entre la SNG et l’abri, était notre soutien moral, coach et qui a toujours été là pour nous. Merci!

La préparation

Le bon nom pour le bateau - Bitter Léman

On l’a baptisé pertinemment «Bitter Léman» sur suggestion de notre présidente Pauline, en vue du défi qui nous attendait. On a passé plusieurs soirées à bricoler un brise-lames, des jupes, un support pour le mât et plein d’autres détails pour préparer le bateau à toute éventualité, conscients tout de même de n’avoir aucun contrôle sur les conditions le jour J.

Le soir avant le départ pour Genève est à l’enseigne du chargement du bateau, avec quelques bricoles de dernière minute (on avait oublié de changer les chaussures du no. 1). Nous terminons la soirée avec un diner d’équipe chez Andy à base de Spaghetti alla Carbonara (mais les vraies, sans crème) pour bien charger le réservoir de hydrocarbures, arrosé avec un bon Saint Émilion.

Le vendredi nous préparons le bateau à la SNG, sous le soleil mais avec du vent qui nous inquiète. On regarde les travaux faits surs les autres bateaux et on échange des idées. C’est une ambiance unique et magnifique : sportive, respectueuse, amicale. Toutes les équipes ont conscience de l’épreuve qui les attend et dans un sens, nous sommes tous dans le même bateau.

La course

Départ de course autour du Léman

Le départ se fait sous la pluie. On essaie de se placer vers l’avant, sans trop déranger les acharnés dont on sait qu’ils vont faire un départ de course et rester à 27 coups par minute tout le long. La course se fait sur le long-terme et il ne vaut pas la peine de risquer une collision pour gagner 1 minute d’avance au départ qui, sur 160 kilomètres, n’ira surement pas faire la différence.

Passé la bouée de dégagement «Président», le but est de rester à 24 coups par minutes et un split < 3 minutes.

Après un passage à Rolle où la famille de Guy nous attend pour nous encourager, les conditions se détériorent pour devenir déplorables après Morges. L’idée d’avoir des conditions pareilles jusqu’au bout est effrayante !

Heureusement le lac se calme au bout de 5 km, une fois passé la pointe de Saint-Sulpice. A partir de Lausanne, c’est parti : les 60 km entre Lausanne et Bouveret à Port-Valais offrent la possibilité de gagner la Coupe du Président, la surprise conçue spécifiquement pour la 50ème édition du Tour du Léman.

On ne l’aura pas, on s’en doute, mais nous trouvons finalement notre rythme et le bateau avance super bien. Une fan, Julie, attend de nous voir passer à Cully mais malheureusement nous sommes trop loin pour l’entendre. Le lac se calme de plus en plus et on se croirait un samedi matin au Klöntal (nuages, froid et pluie inclus). On dépasse deux bateaux avant d’arriver au bout du lac et contourner l’Ile de Peilz devant Villeneuve. La moitié de la course est faite !!

Au retour, voir de loin Lausanne sous tous les angles et au même temps, toujours le même, donne l’impression de n’avoir pas avancé d’un seul km, même au bout de 5 heures de navigation. La côte Française ne dépayse plus autant même si elle est belle. La course devient mentale, bien plus que physique. Heureusement quelques magnifiques arcs en ciel au milieu du lac nous remontent le moral, entre des moments de pluie et de soleil. Et puis, il y avait MC-Fabien avec de la musique Française pour mettre l’ambiance !

La nuit tombe lorsque nous sommes à Thonon. Andy, à la nage, déclenche les sticks lumineux rouge et vert, obligatoires sur ses rames, et commence à remercier et féliciter tout le monde pour cette belle course et l’esprit d’équipe. Tout le monde se demande si ce sont les premiers signes de délire sous l’effort, sachant qu’il restent encore environs 40 kilomètres.

Yvoire : l’appréhension monte en pensant au malheur de 2021. Mais finalement on arrive à éviter tout rocher sous-marin. Michel et Guy savaient bien où ils étaient…

Et nous voilà dans le petit lac. Ils nous restent à peu près 20 kilomètres, le rythme est toujours constant à 24 coups par minute et le split se améliore pour arriver parfois même à 2:30. Mais les lumières de Genève se laissaient toujours désirer, jusqu’à 5 km de l’arrivée, vers Vesenaz.

Sous une pluie constante qui nous accompagne depuis Thonon, il fait froid et chacun de nous doit confronter ses propres démons : cloques, tendinites, problèmes de digestion, crampes ou nerfs coincés. Mais on sait que l’arrivée est (relativement) proche. Eric sait gérer le cap comme un pro, évitant toutes les bouées à l’entrée du bassin et ne se laisse pas avoir par la jetée de la SNG, mal éclairée. À 500 mètres on entend les cris de nos groupies (merci Marina, Claudia, Naoko et Louis !) et on donne tout une dernière fois. On a réussi ! La sensation est exhilarante, on oublie d’avoir été débout (ou assis, à dire vrai) depuis 05h30 du matin ! Il est 23h34.

Au ponton on nous aide à sortir le bateau. La photo souvenir, un repas chaud (Andy pique une crise à entendre le mot « carbonara » utilisé pour décrire la sauce à la crème avec lardons), une douche chaude, un massage sportif et nos couchettes dans l’abri de la protection civile nous attendent.

Résultat de l'épopée: 13èmes sur 26 bateaux inscrits dont 2 ont du abandonner. 1ers vis-à-vis des autres bateaux provénants du lac de Zurich.

Le Léman était moins Bitter que ce qu’on redoutait et pour citer Michel dans son blog du 29 Septembre 2021 : nous sommes tous (?) motivés pour l´édition 2023.

Voici quelques impressions.

Bilac 2022 :

par: Michel Barge, (commentaires : 1)

Très belle septième place de l'ARZ à la Bilac avec notre nouveau bateau Salani baptisé sur place sur le nom de Bitter Léman.

L'équipe 2022 pour les compétitions longues distances

A l'instar de l'année passée, l'ARZ s'est aligné à la Bilac en préparation au Tour du Léman : il s'agissait de vérifier l'état du bateau, peaufiner les derniers réglages et soumettre l'équipe à un ultime stress test. Guy, Fabien, Eric, Michel et Andy, soutenus par leur groupie en chef Marina, se sont donc présentés à Soleure pour un parcours bucolique mais sportif de 35 kilomètres sur l'Aar.

Forts de l'expérience de l'an dernier, nous nous sommes positionnés en tête de peloton avant le signal de départ et avons adopté un rythme de course élevé (30 coups/minute) sur les deux premiers kilomètres pour nous extraire de la masse et naviguer plus sereinement par la suite. Première moitié de course contre le vent et le courant réussie grâce à une navigation au cordeau de Guy, enchaînée par un demi-tour d'école, puis un retour plus confortable et une accélération sur les 5 derniers kilomètres. En final, une belle septième place sur 92 bateaux engagés derrière 2 huit et 4 quatre, premier C-Gig, quelques bières bien méritées et la confirmation que Bitter Léman (nom unanimement apprécié), dont c'était le baptême en régate, est un excellent bateau.

Merci Marina pour la logistique et le soutien indéfectible.

Voici quelques impressions.

Weekend au Klöntal

par: Zoé Nebel, (commentaires : 0)

Cette année aussi, la magie du Klöntal a agi - une superbe occasion d'accumuler les kilomètres et les expériences, du skiff au huit.

Le Klöntal au lever du soleil

Comme ça nous avait manqué de ramer sous la pluie dans une ambiance si mystérieuse, entourés de façades rocheuses et de quelques restes de neige... Avoir les pieds toujours dans l'eau, planter sa tente dans la boue et sécurisé les bateaux contre le vent pour éviter qu'ils se retournent à la première bourrasque. Et oui, c'est tout ça aussi le Klöntalersee ! 

Le weekend du 26 au 28 août au lac du Klöntal n'a heureusement pas été tout le temps comme ça. Les rameurs présents ont pu profiter de temps plus secs et même - qui l'eut cru ! - d'un dimanche ensoleillé ! Certains ont pu enchaîner les sorties presque sans pause dès les premières lueurs du jours...

Magnifiques moments de partage que ça soit en Huit, en skiff ou en Quatre ... ou bien même autour d'un réchaud à papoter un verre à la main...

Lac tantôt calme, tantôt plus mouvementé. Juste de quoi donner à l'aviron un aspect plus aventureux et de quoi motiver les nouvelles têtes pour une prochaine fois, on espère !

Un grand merci à tous les participants, aux nombreux aides, aux organisateurs et à Bernhard pour le transport de la remorque !

Voici quelques impressions.

Et ci-dessous des impressions filmés et édités avec un drone par Gencehan Gence.