Blog

Championnats Suisses 2025

(commentaires : 0)

Trois jours de courses avec 11 départs au Rotsee.

Championnats Suisses au Rotsee du 4 au 6 juillet 2025

Cette année, la participation aux championnats suisses bat un record – en effet, 9 courses ont été disputées sur les trois jours de compétition. Sans compter les 2 courses supplémentaires éliminatoires.

Pour la première course du week-end, Victoria décroche une belle médaille d’argent en skiff. Suivent Delia, Andy, Jean et Géraldine qui, après une course très serrée avec Cham, décrochent également une deuxième place en quatre mixte. Ainsi s’achève la première journée de compétition.

Après une chouette soirée à Lucerne et un bon plat de raviolis faits maison, l’équipe du quatre mixte rejointe par Michel et Guy est prête pour s’attaquer aux courses en double. Pour la deuxième journée de compétition, deux doubles mixtes, un double femme et deux doubles homme. 

Les courses éliminatoires des doubles mixtes se passent bien. Les deux bateaux (Delia et Andy, et Jean et Géraldine) se qualifient pour les finales. Six bateaux s’affrontent dans chaque catégorie d’âge et il faut dire que la concurrence est rude. Après de belles courses, aucun des bateaux ne décroche un podium. Nos espoirs reposent donc sur les courses en double homme et femme de l’après-midi. 

La concurrence était également rude dans les courses en double homme et femme. Les trois bateaux (Guy et Michel, Jean et Andy, et Delia et Géraldine) se sont battus jusqu’à la fin ou presque…Géraldine a arrêté de ramer juste avant la ligne d’arrivée en pensant que le signal était pour nous…on était dernières donc ça n’aurait pas changé grand chose…Il semblerait que ce soit récurrent à l’ARZ…nous ne citerons pas de nom; les concernés se reconnaîtront. Malgré tous nos efforts, cela n’a pas suffit pour décrocher une médaille lors du deuxième jour de compétition.

Pour le dernier jour de compétition, le quatre femme avec Victoria, Alice, Delia et Géraldine et le quatre homme avec Cédric, Jean, Michel et Guy ont encore une chance de ramener une médaille.

Le quatre femme prend le départ et commence plutôt bien…jusqu’à ce qu’une énorme fausse pelle nous fasse ralentir. Le bateau ne se laisse pas déconcentrer pour autant et continue à tout donner. Ce jour-là, il y a du vent et le bateau est déporté vers les bouées ce qui n’aide pas…puis, une deuxième fausse pelle. Quelle poisse! Malgré tous ces contre-temps, le quatre femme s’est bien battu et ne rate le podium que de peu.

Au tour du quatre homme de courir. La concurrence est grande avec 7 bateaux. Après une remontée en deuxième partie de course, Cédric, Jean, Michel et Guy décrochent une troisième place !

Tout au long du week-end, les équipes de rameurs ont été encouragés par plusieurs membres du club. Merci à Andrea, Antoine, Arthur, Eric et Laurence pour votre soutien et vos encouragements! 

Bravo à tous les rameurs !

Voici encore quelques impressions.

Fête d’été

(commentaires : 0)

La grande fête conjointe des 100 ans de Vieux Jean et de notre traditionelle fête d'été

Fête d'été

 

Une magnifique fête d'été dont on a profité dans les meilleures conditions en ce 28 juin 2025.

Quelle soirée réussie nous avons passée !

La fête d'été, précédée du centenaire du Vieux Jean, a été un grand succès.

Dans une excellente ambiance, de nombreux membres (environ 60 et 20 en plus d'autres clubs lors du centenaire) ont profité de la douce soirée d'été, accompagnés de délicieux plats, des salades et desserts qu'ils avaient apportés et surtout des superbes grillades de Jöri. De leur côté, Arthur et Lino ont aussi mis du cœur à l'ouvrage.

Voici de beaux moments lien et merci aux photographes (Bérénice, Margarete, Nikolas et Regula).

Un grand merci à l'équipe de Bizuth-des-Foires.

Cette année encore, l'équipe a tout donné pour que les participants à la fête puissent en profiter et que tout se déroule sans le moindre ennui ! Merci à Alice, Andrea, Arthur, Jöri (chef de cuisine), Lino, Nikolaus (photographe), Regula, René, Uli et Zrinka.

 

Discours - Fête d’été

Il y a bientôt une année, on se retrouvait ici pour une assemblée extraordinaire dédiée à la rénovation des vestiaires.

Maintenant on considère le résultat et grâce au sondage que Zoé a préparé et auquel une 40taine de personnes ont bien voulu répondre, qu’elles soient déjà remerciées ici. On sais que certaines personnes ne se sont pas encore complètement habituées à l’espace ouvert et partagé. Et je sais que nos 2 cabines sont régulièrement utilisées. A ce propos: N’oublie pas de ne pas laisser tes affaires dedans afin que les autres membres puissent utiliser ces cabines sans gêne.

Nous allons donc nous essayer à l’installation de rideaux pour remédier à cette gêne. 

Afin d’honorer le beau résultat de cette transformation, le comité a décidé de remercier personnellement les 3 membres de la commission, sans laquelle, la transformation de nos vestiaires n’aurait pas eu lieu:

Noémie, malheureusement absente aujourd’hui, Félix (merci à tout ceux qui ont contribué à rendre sa convalescence plus agréable) et Antoine notre chef du garage.

Zrinka a eu la bonne idée de trouvé un vin qui rappellera aux messieurs notre mémorable randonnée de 2023 sur le Cher dans la vallée de la Loire. On a même visité le Château de Chenonceaux à la rame en passant par dessous et voici son grand crû en reconnaissance de leur travail.

Je tiens aussi à remercier tous le comité qui m’apporte un soutien d’une efficacité remarquable.

Que ce petit présent de mes abeilles leur rende la vie plus douce. 

Fête des 100 ans de Vieux Jean

par: Guy de Morsier, (commentaires : 0)

Fête des 100 ans de Vieux Jean.

Fête des clins

Fête des clins

Discours - 100 ans de Vieux Jean

1.⁠ ⁠Les origines prestigieuses (1925)

En 1925, alors que notre club célébrait déjà ses 33 années d’existence, naissait Vieux Jean dans les ateliers d’Alfred Stämpfli au port de Wollishofen. Cette entreprise spécialisée dans la construction de bateaux rapides en bois représentait déjà l’excellence artisanale suisse. À cette époque, la tradition du club voulait que tous les membres rament en yole, seuls les compétiteurs ayant le privilège d’accéder aux bateaux fins.

2.⁠ ⁠Un siècle de résistance au temps

Cent ans plus tard, Vieux Jean continue de fendre les eaux du lac. Cette longévité exceptionnelle n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat de la qualité de la construction Stämpfli d’une part et de l’autre part de la passion et du dévouement de nos membres qui ont su préserver non seulement sa structure, mais également son âme et son héritage.

3.⁠ ⁠La renaissance de 2002 : un travail de titan

Sous l’impulsion visionnaire de Manuel Sigrist, dit Manu, une équipe de membres dévoués s’est lancée dans une restauration complète. Grattages minutieux, ponçages délicats, rénovation intégrale : notre vaisseau amiral a littéralement ressuscité, tel un phénix renaissant de ses cendres pour retrouver sa splendeur d’antan.

4.⁠ ⁠Un chef-d’œuvre d’ingénierie navale

Sa coque aux planches rivetées et sa structure interne d’une sophistication remarquable illustrent parfaitement l’art de la construction ultra-légère en bois. Malgré son volume imposant qui force le respect, ce bijou d’architecture navale ne pèse qu’environ 100 kilos – un exploit technique qui continue d’émerveiller les connaisseurs.

5.⁠ ⁠Une conception unique pour l’apprentissage

Contrairement aux bateaux de compétition modernes, Vieux Jean présente une particularité remarquable : ses quatre rameurs sont positionnés en décalé par rapport à l’axe central. Cette configuration offre au barreur une visibilité exceptionnelle et fait de Vieux Jean le compagnon idéal pour l’initiation à la rame en pointe, particulièrement précieux lorsque les conditions météorologiques interdisent la sortie des bateaux fins.

6.⁠ ⁠Le confort au service de la performance

Le fauteuil de barre de Vieux Jean constitue un véritable atout : il en fait indéniablement le bateau barré le plus confortable de notre flotte. Cette ergonomie soignée transforme chaque sortie en un véritable plaisir, même lors des navigations les plus exigeantes.

7.⁠ ⁠Un ambassadeur infatigable

Bien qu’exigeant des soins constants et attentifs, Vieux Jean a dignement accompagné l’ARZ dans toutes nos expéditions à la Voga Longa de Venise depuis sa restauration. Seule exception : cette année, où nos trois Salani ont suffi à assurer notre représentation dans la Sérénissime.

8.⁠ ⁠La consécration sportive

Lors des Championnats Suisses de Yole de mer de 2008, Vieux Jean a écrit une page glorieuse dans son histoire : une équipe du GC, embarquée à son bord, a décroché le titre national à Sursee. Cette victoire témoigne que nos bateaux patrimoniaux peuvent encore rivaliser avec d’autres embarcations plus récentes. 

9.⁠ ⁠Une nouvelle jeunesse grâce à la solidarité

L’année dernière, Vieux Jean a bénéficié d’une nouvelle cure de jouvence grâce à la généreuse contribution d’un apprenti de Stämpfli. Mes plus chaleureux remerciements vont à Andy, qui a magistralement orchestré et coordonné ces travaux, réalisé les nouvelles pelles et organisé cette magnifique sortie d’aujourd’hui. En témoignage de notre reconnaissance, je te remets ce tollet en laiton, témoin de l’âme qui habite nos vieux bateaux et ce miel pour Manu, parce que sans lui on n’aurait pas à fêter Vieux Jean. 

10.⁠ ⁠Reconnaissance collective

Je saisis cette occasion pour exprimer ma profonde gratitude envers tous les membres du comité qui m’apportent un soutien d’une efficacité remarquable. Une mention spéciale à Zrinka, qui a organisé avec brio cet apéro qui ouvre si agréablement cette fête mémorable dédiée à notre cher Vieux Jean.

Remerciements d'Andy

Tout d'abord, un grand merci à tous pour votre participation ! C'était très sympa et un grand plaisir de voir tous ces beaux bateaux réunis.

  • Un merci tout particulier à Stämpfli, dont les Daniels ont restauré les bateaux (je sais des Vieux Jean, Baronne et Prudentia) avec tant d'amour, de savoir-faire et de temps. C'est un véritable festin pour les yeux.
  • Seeclub Horgen avec Prudentia : je sais déjà que vous êtes bien rentrés chez vous. C'était une très longue sortie et nous apprécions beaucoup que vous ayez pris sur vous !
  • Club Nautique Français avec Baronne, la sœur du Vieux Jean de même année de construction, ainsi que D'Artagnan, le skiff (non) barré que vous avez eu la gentillesse de nous prêter !
  • Polytechniker Ruderclub avec Polyschnägg : ça ne serait pas une vraie sortie sans nos antagonistes du pot de chambre. On peut toujours compter sur vous, merci !
  • Seeclub Zürich avec Frosch : dommage que vous n'ayez pas pu être présents. J'espère que vous pourrez remettre votre bateau à flot rapidement et que vous serez de la partie la prochaine fois !
  • J'ai malheureusement oublié un club : Seeclub Küsnacht, qui apparemment a aussi une yole de mer ! Je ne connais pas son nom, mais elle est en tout cas invitée à la prochaine sortie commune.

 

Des photos sont ici dans la section interne du site.

Week-end du Klöntal

par: Guy de Morsier, (commentaires : 0)

3 jours de rame sur un lac parfait.

Klöntal

Ramer au Klöntal

Encore un de ces week-ends où le club propose plusieurs (trop ?) activités :

1. Dimanche : Sunday Race pour les filles (heureusement que Ramer en Rose n’a pas besoin de nos bateaux)

2. Samedi : Entraînement habituel (il faut veiller à laisser suffisamment de bateaux disponibles aux rameurs qui doivent encore se perfectionner)

3. Jeudi soir : Chargement avant l’entraînement du soir - il faut donc choisir quels bateaux prendre…

Comme une petite vingtaine de personnes sont inscrites pour samedi et que la météo s’annonce parfaite, la participation est excellente : on emmène un quatre, trois doubles, Cocaïne et trois skiffs.

Guy part tôt vendredi matin, seul avec la remorque, et les premiers seront sur l’eau dès le début d’après-midi.

Le lac est très bas -

on a même envisagé d'annuler ou de reporter la sortie en août.
Merci à Éric, qui a fait une reconnaissance 15 jours plus tôt : il manquait alors environ 6 mètres au niveau du lac. Heureusement, il a plu entre-temps et le niveau est remonté de 3 mètres. Il faut donc suivre précisément le bord pour parvenir à faire les 5 kilomètres entre le camping et le barrage.

Le soir, le grill bat son plein et l’ambiance est très agréable autour du feu, car presque tout le monde dort au camping.

Samedi, tous les bateaux sortent régulièrement. La pluie annoncée ne nous a pas empêchés de nous réunir autour des ravitaillements pour reprendre des forces.

Un groupe se promène le long du lac pour faire des photos des rameurs près de la falaise - merci Éric pour cette initiative. C’est juste avant de dîner que quelques gouttes de pluie viennent nous arroser.

Le restaurant de Plätz (le dernier encore en activité) est ouvert pour sa dernière saison. Comme il n’y a pas d’autres établissements à ce bout du lac, l’année prochaine, il faudra sans doute se rabattre sur le camping de Güntlenau. La nourriture est copieuse, et une fois le ventre plein,

un repos bien mérité s’impose. Les journées sont longues autour du solstice d’été et le réveil est matinal.

Dimanche, malgré quelques petites pluies rafraîchissantes, presque tous les bateaux sortent à nouveau. Vient ensuite rapidement le moment de charger la remorque pour quitter le camping avant la fermeture (obligatoire ?) de la barrière de midi…

Finalement, retour au Mythenquai est assez tôt pour décharger et nettoyer tous les bateaux de leur boue - juste avant la tempête qui s’abat sur la ville vers 18 heures.

À l’année prochaine - avec, qui sait, peut-être le retour d'Heptapétosaure sur le lac du Klöntal…

D'autres photos sont ici dans la section interne du site.

Vogalonga 2025

(commentaires : 0)

Grande participation au voyage de Venise

Vogalonga 2025

Ramer au Klöntal

On sait bien que Venise est née dans une lagune déjà peuplée au Ve siècle. À l’époque, parce que les habitants fuyaient les invasions germaniques et cherchaient refuge sur les îles. Mais environ 1 500 ans plus tard, fini l’idylle : les Germains, à savoir quelques vaillants Bourguignons et Alamans de l’ARZ, envahissent Venise le 6 juin pour explorer cette lagune à la rame et la conquérir avec une précision toute germanique. Chronométrés à la minute, nous avons pris le train pour la lointaine Venise. Le voyage dans un train bondé s’est déroulé dans le calme et la sérénité. L’arrivée à Venise également. Après que quelques « brigands de grand chemin » à l’entrée de la ville eurent réclamé leur obole, la cité put être investie, et les ARZistes se dispersèrent pour prendre possession de leurs logis, avant de partir explorer la ville et se livrer aux délices de la table.

Le samedi fut consacré au montage harassant et au transport des bateaux de Mestre vers la ville, avec une traversée en mer ouverte.
Mais ce n’était pas tout, car une fois arrivés dans Venise, il fallait encore « garer » les embarcations. Ce qui signifiait uniquement : lever, traîner et transpirer…

Le soir, en dînant au bord du canal près de l’Arsenal, nous pouvions déjà deviner à quel point il y aurait foule le lendemain… partout des bateaux étaient stationnés !

Le dimanche matin, après une petite collation sucrée accompagnée de café, nous nous sommes enfin lancés en mer… mais d’abord il fallut remettre les bateaux à l’eau et appareiller pour notre aventure : le point de départ de la Vogalonga !

Le départ eut lieu à 9 h précises dans le Bacino San Marco, traditionnellement marqué par un coup de canon ; la flotte s’était auparavant regroupée dans le Canal della Giudecca.

Le parcours (plus de 30 km, limite de 6 heures) menait du départ via Sant’Elena, Le Vignole, Sant’Erasmo et San Francesco del Deserto jusqu’à Burano ; puis le long de Mazzorbo, Madonna del Monte et San Giacomo in Paludo jusqu’à Murano (en traversant son « Canal Grande »). De retour à Venise, le trajet passait par le Canale di Cannaregio, puis le Canal Grande jusqu’à l’arrivée à la Punta della Dogana, en face de San Marco, où, vers 14 h, nous avons reçu, fatigués, épuisés mais fiers, notre médaille et notre certificat de participation.

Le dîner convivial et savoureux dans le pittoresque ghetto juif, ce jour-là, nous l’avions amplement mérité !

Cette année, on trouvait de tout : barques vénitiennes, bateaux-dragons, kayaks, canoës et même des SUP. Au total, plus de 1 900 bateaux et des milliers de participants étaient sur l’eau.

Conclusion : une « heure de pointe » italienne sur l’eau, aussi chaotique qu’en voiture à Rome, mais un immense plaisir.

Géraldine et Ingo

D'autres photos sont ici dans la section interne du site.