Tour du Léman 2025
par Eric Babusiaux (commentaires : 0)
Tour du léman à l'aviron le samedi 27 septembre
C’est reparti pour un tour!
Oui, mais pas n’importe quel tour… Le Tour du Léman à l’Aviron, s’il-vous-plaît !
Une course longue et éprouvante, à laquelle des membres de l’ARZ participent depuis plusieurs années. C’est une course qui se fait en 4x+, donc à 5 rameurs par bateau et cette année nous étions 6 : un équipage remodelé sur Bitter Léman et un électron libre, notre président, qui a fait la compétition avec une communauté de rame composée de Lausanne Sports, l’ARZ et un club de Cologne. Guy a eu l’honneur de ramer avec le plus vieux participant à cette compétition, qui a 77 ans ! Bravo.
L’équipage de Bitter Léman était composé de Maurice, qui participe pour la première fois, Cédric (seconde participation), Claudio (troisième participation), Eric (quatrième participation) et Michel, notre rameur le plus expérimenté qui participait pour la cinquième fois.
La météo et souvent le vent du Nord peuvent rendre la navigation sur le Léman délicate : en 2023 et 2024, le Tour a été raccourci pour éviter la côte Sud, trop exposée au vent et aux vagues. Dans ces circonstances, les bateaux font demi-tour à Rivaz, ce qui raccourci le Tour de 160 à 140km. Cette année, la direction de la course a décidé de ne pas raccourcir le trajet. Cette décision a fait le grand bonheur de Claudio, qui participait pour la troisième fois sans avoir pu jamais faire la totalité du Tour.
Nous voici donc partis de Genève à 8h du matin. Merci aux membres qui sont venus nous encourager, votre passage nous a porté pendant ne nombreux kilomètres ! Assez rapidement, la colonne des bateaux s’étire et on perd les concurrents de vue. La course se déroule toute la journée sur un lac magnifique. Peu de vagues, des paysages splendides et variés, un équipage qui travaille bien ensemble et arrive à remonter 2 places entre Nyon et le Bouveret. Au passage de la bouée de Sciez, la dernière de la course, nous sommes en sixième position, à 5 minutes du cinquième et 10 minutes après le bateau de Guy, qui est en quatrième position (sur 15 participants). Mais peu avant la tombée de la nuit, le vent se lève et réveille les premières vagues. Pour sortir de la baie de Sciez, nous avons le vent de face et les vagues sont de plus en plus fortes. Il faut mettre la pompe en route, écoper mais tous nos efforts seront vains. Bitter Léman se remplit d’eau et nous devons rejoindre le port le plus proche, à Yvoire. Nous y retrouvons le bateau de Guy et seront bientôt rejoints par un troisième bateau.

Drôle de fin de course, après plus de 12 heures de combat, de se retrouver trempés, bloqués dans un port inconnu. Seuls 5 bateaux ont réussi à passer avant la tempête et sont arrivés à Genève. Tous les autres ont rejoint un port entre Evian et Yvoire. Heureusement, un restaurant encore ouvert nous a accueilli pour nous réchauffer et prendre un thé avant l’arrivée des bus envoyés par les organisateurs.
Voici donc une troisième édition consécutive du Tour du Léman qui se finit sans avoir pu parcourir le tour complet. Un peu frustrant ? Oui mais ce n’est pas grave. Les 120 premiers kilomètres n’étaient que du bonheur (et un peu d’effort). L’expérience de sentir notre bateau se remplir d’eau sur un lac méconnu, de nuit, dans les vagues et les hurlements de la tempête laissera de forts souvenirs !